Nigel Copsey, l’auteur du livre « Hot Mixed Lime and Traditional Mortars »
est à l’origine d’une révolution.
On croyait avoir fait le tour des techniques à la chaux adaptées aux murs perspirants … Enduits 3 couches / rejointoiements / badigeons décoratifs / chaux aérienne ou hydraulique n’avaient plus de secrets pour les artisans « maîtres en leur métier »…
Luc Nèples
(Le recueil des pratiques à la « CHAUX VIVE » est hébergé sur le Blog « PATRIMOINE FACADES » qui aborde les techniques à la chaux adaptées aux murs perspirants du bâti ancien ou écologique)
Je vais reprendre ici les arguments principaux avancés par Nigel. Ces textes sont extraits du support utilisé par Nigel Copsey dans sa formation. Mes éventuels commentaires seront (en Italique et entre parenthèse).
L’objectif premier de ces extraits est de rassembler les arguments principaux qui peuvent aider les Architectes, Architectes des Bâtiments de France et Clients à évaluer le sérieux de la démarche. Les « Hot Mix » ne sont pas une mode passagère.
Résumé des principaux arguments : (Pour que la chaux vive aérienne soit bien éteinte elle doit monter à 100° ou plus. A cette condition le mortier aura le maximum de pores fines autour de 1 micron. Ces pores ont la particularité de tirer vers l’extérieur l’humidité du mur à mesure que la surface exposée à l’air s’assèche.
Avec une chaux hydraulique, les grains plus gros induisent des pores plus grosses qui laissent entrer l’eau mais n’ont pas la capacité à la tirer vers la surface.
Contrairement à ce qui est souvent dit, l’humidité des murs ne sort pas des murs sous forme de vapeur d’eau mais sous forme d’eau liquide, car la vapeur se condense sur les parois des pores du mortier. Il en découle que les hydrofuges des enduits industriels bloquent cette eau liquide à l’intérieur. Les entraineurs d’air qui créent des bulles ont aussi un effet négatif sur la circulation de l’eau liquide dans les pores fines de la chaux aérienne.)
En complément du livre : J’ai cherché à comprendre pourquoi ces Hot Mix qui sont quand même de la chaux aérienne, peuvent faire prise même en épaisseur, et pourquoi ils sont particulièrement efficaces avec des sables terreux, argileux.
La réponse peut se résumer en quelques étapes : L’extinction à 100° minimum (jusqu’à 300°) est violente et elle crée tout à la fois des particules fines ET un % important de structure amorphe.
La finesse donne au mortier des pores fines qui dans un 1er temps facilitent la prise à coeur et ensuite tirent l’eau liquide hors du mur plus vite que la vapeur d’eau.
La structure amorphe rend la chaux plus réactive et l’agressivité de la chaux juste éteinte (encore chaude) induit des réactions entre la chaux, les charges et les fines argileuses qui s’apparentes à une prise pouzzolanique plus ou moins forte.
En résumé : extinction violente / finesse de la chaux éteinte / prise en profondeur / porosité accrue / structure amorphe / réactivité accrue / réaction pouzzolanique plus ou moins forte avec les argiles crues / charges locales terreuses valorisées / mortier collant / couches plus épaisses / dosages apparemment plus faibles mais 1/7 = 1/2,5 !
Titre : Note future
Mon texte remis en forme par une IA pour plus de clarté :
J’ai cherché à comprendre pourquoi les mortiers « Hot Mix » – pourtant à base de chaux aérienne – peuvent faire prise en couches épaisses et pourquoi ils sont particulièrement efficaces avec des sables terreux ou argileux.
Voici les étapes clés :