Les enduits fouettés au balais

De nos jours, les enduits fouettés s’observent principalement en milieu rural et dans certaines cours intérieures des îlots des centres anciens. Autrement dit en tout lieu où, souvent faute d’argent, on a oublié de les remplacer par un enduit ciment au cours du XXème siècle.

Les enduits à la chaux revenant tout à la fois sous forme de mode et d’évidence technique, nous prêtons à nouveau l’oeil aux vieux enduits à la chaux, parmi lesquels les enduits fouettés.

Nous allons voir quelles sont leurs particularités, leurs emplois, leurs aspects de finition.

 Sommaire

1. Rôle des enduits fouettés

2. Reconnaître un enduit fouetté

3. Décors associés

4. Dosages

5. Matériaux utilisés

6. préparation du mortier

7. Application de l’enduit

8. Exemples de mortiers

9. Exemples d’applications

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L’ASPECT des enduits fouettés est caractéristique. Leur surface dessine de petites vagues plus ou moins usées par le temps. Les enduits que nous observons aujourd’hui ont fréquemment 100 à 150 ans d’âge.

A St Guilhem : Enduit posé à la truelle, taloché puis fouetté à la branche de buisPatine posée à fresco et préparée avec une terre locale. 

Dosage 5 du tableau.             Artisan : Philippe Golcberg

 

1 – Rôle des enduits fouettés

La raison d’être de ces enduits est comme toujours technique et pratique.

L’esthétique qui en découle est peut-être, pour nous, un critère important mais qui comptait peu à l’origine.

Un enduit fouetté était un enduit facile à appliquer, composé à partir de chaux et d’un agrégat local, sable fin, sable terreux, limon et parfois terre.

L’outil d’application est un fouet ou balais, petit fagot composé de branches assemblées. Son emploi est aisé, plus facile à maîtriser qu’une taloche.

 

LES BALAIS :

Pour confectionner un balais de genêts, on choisira le genêt à fleur, plus souple.

Le mortier liquide ne reste pas accroché au genêt de la photo, trop rigide.

Un lien sépare la partie tenue en main de la partie plongée dans le mortier.

Le cyprès s’est avéré le plus efficace. Avant d’utiliser le balais, on le trempe dans l’eau, et on le tape sur un mur pour faire tomber les brindilles mal accrochées. Nous n’avons pas essayé le buis qui était utilisé dans certaines régions.

Si le balais sert à poser l’enduit, on choisira un végétal qui favorise l’accroche pour pouvoir sortir le mortier du seau. C’est alors le cyprès qui s’est avéré le plus efficace.

Si le balais sert seulement à imprimer une empreinte sur un enduit déjà posé sur le mur, le choix du balais est moins difficile. On le confectionne alors en fonction de la grosseur de l’empreinte, fine ou plus large, que l’on souhaite imprimer.

Le mortier joue évidemment aussi dans l’effet final. Une terre argileuse ajoutée à un sable permet d’avoir des empreintes beaucoup plus marquées.

Pour ces deux raisons, matériaux gratuits (sauf la chaux), et application aisée pouvant éviter le recours à un artisan, les enduits fouettés ont été largement utilisés sur le bâti ordinaire mais parfois aussi sur le bâti plus prestigieux, comme ici à Villeneuvette (34).

 

EPAISSEUR :

L’enduit fouetté est un enduit de finition. On l’applique sur un sous-enduit composé de chaux et d’un sable plus grossier, l’enduit fouetté ne dépasse pas 8mm d’épaisseur.

Son épaisseur se situe le plus souvent autour de 5 mm.

Ces variations d’épaisseur s’expliquent principalement pas la diversité des agrégats locaux.

 

 

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Si la technique apparaît pour des raisons d’économie, elle évolue avec les artisans qui l’affinent.

Les applications paysannes deviennent artisanes. Les enduits fouettés deviennent une finition parmi d’autres, une alternative au badigeon de chaux.

Dernière particularité de ces enduits, on les emploie parfois en couche d’entretien sur un ancien enduit, à la place d’un chaulage.

 

Cet enduit fouetté appliqué en couche d’entretien recouvre un ancien décor badigeonné.

1 – Ancien décor badigeonné en blanc

2 – Enduit fouetté appliqué en couche d’entretien.

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2 – Reconnaître un enduit fouetté :

Un enduit fouetté CE N’EST PAS UN ENDUIT RUSTIQUE brut de projection !

Nous ne devons pas confondre les enduits fouettés avec les enduits bruts de projection, dits “rustiques” très à la mode dans les années 70.

Ces enduits ont noyés les murs anciens et recouvert les murs des villas. Composés de ciment et de sable, les enduits “rustiques” témoignent surtout de l’idée que les citadins se font parfois de la campagne, un milieu “brut” dépourvu de décor comme les poutres à peine dégauchies à l’effet rustique si prisé.

Les enduits bruts de projection derrière leur alibi campagnard cachaient surtout la recherche d’une finition rapide.

Les enduits “rustiques” bruts de projection, ne sont que des caricatures d’enduit fouetté. Les irrégularités grossières des enduits rustiques cachent des dosages excessifs. Le même enduit taloché aurait induit de nombreuses fissures et révélé le manque de maîtrise de certains applicateurs.

A base de ciment, projeté à la machine et caractérisé par une forte irrégularité de surface en forme de vague ou de paquets de mortier, les enduits bruts de projection ont peu de rapport avec les enduits fouettés qu’ils caricaturent

 

Les enduits fouettés sont fréquents au XXIIIème.

Au cours de la 2éme moitié du XIXème les enduits à la chaux sont principalement réalisés dans une finition talochée de plus en plus tendue (lisse) recouverte d’un badigeon de chaux coloré.

Les décors qui les accompagnent, varient selon les régions.

Encore nombreux début XIXème, on les retrouve surtout sur les constructions du XVIIIème qui ont gardé leur enduit, en milieu rural comme dans les centres anciens des villes.

Pour les reconnaître il faut rechercher leurs aspects de surface caractéristique, composés de petites vagues de 1 cm de relief tout au plus, parfois moins, après 100 ou 200 ans d’érosion.

Avec un peu de recul par rapport à la façade, on distingue parfois le mouvement circulaire du geste du maçon ou du paysan qui fouettait son mur à bout de bras sans changer de place, laissant comme un effet en queue de pan, proche de celui que nous connaissons sur les sols pavés. Cet effet n’est pas toujours visible.

 

3 – Décors associés aux enduits fouettés

Les décors sont toujours simples, sans couleurs ou monochromes.

Ils se réalisent dans la pâte du mortier encore frais.

On lisse simplement la couche d’enduit encore malléable pour tracer des filets, des bandeaux, des chaînes d’angle ou des encadrements.

Le plus souvent ces marques sont laissées telles quelles. Parfois un badigeon blanc ou un filet noir accompagne les bandeaux d’enduit lissé.

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Chaîne verticale tracée dans l’enduit frais.

Un badigeon blanc souligne parfois les bandeaux lissés.

Des filets noirs complètent ce tracé de chaîne d’angle sommaire.

 

 

 

 

 

 

 

Les bandeaux ou encadrements sont fréquemment tracés en légère dépression par un lissage à la truelle dans le frais.

Un badigeon blanc souligne cette partie lisse et le tableau des baies.

 

 

 

 

 

Bouquet de fleurs au dessus d’une porte, à Saint Guilhem (34).

Relevés pour l’étude de ZPPAUP. 

 

 

 

 

 

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Les bandeaux horizontaux situés au niveau des appuis et des linteaux soulignent la composition de cette façade.

Un badigeon blanc souligne ces zones lissées.

La séparation de l’enduit en panneaux facilite aussi le travail. On ne voit pas les arrêts en fin de journée, ni les reprises de gâchée.

 

Une chaîne d’angle, un faux parement et une frise accompagnent cet enduit fouetté. Ces décors s’appuient sur le contraste entre les filets lissés et badigeonnés, les parties fouettées et des tracés engravés (marques en creux). Tout est fait dans l’enduit frais.

Ce panneau réalisé pour une étude des façades du Lodévois-Larzac, résume les effets observés sur les enduits fouettés. On y retrouve 5 techniques associées :  fouetté, taloché, graissé, badigeon et patine.

 

4 – Dosages :

Réalisés avec des agrégats prélevés dans l’environnement, les enduits fouettés ont des compositions variables. Sables fins, pierres concassées ou en décomposition, limons, sables terreux, terres plus ou moins argileuses sont autant de charges possibles.

On n’utilise pas les terres chargées en matières organiques.

Le point commun entre ces agrégats est leur faible granulométrie. Les sables ne dépassent pas 2 mm. Le plus souvent les plus gros grains sont proches du millimètre. On passera donc toutes les charges au tamis de 2 mm.

La deuxième particularité est la présence de nombreuses charges fines que l’on nomme aussi “impalpables”. Avec la chaux, ces fines composent une pâte qui enchâsse les grains de 1 à 2 mm. Cette partie fine permet au mortier de coller au mur.

Dernier repère pour la confection de ces mortiers, ils doivent être assez liquide pour que l’on puisse tremper le balais dans le seau ou l’auge de maçon. On comprend que tout grain un peu gros, trop lourd, resterait au fond.

Les dosages que nous avons testés sont composés à partir de matériaux du commerce. Ils permettent aux artisans de confectionner des enduits fouettés sans prélever dans les environs les agrégats.

Les prélèvements de terres ou de sables sont interdits à moins que ces matériaux ne se trouvent sur votre propriété. Un seau de terre par gâchée est suffisant pour apporter la teinte des terres environnantes.

Une quantité bien moindre de terre sera nécessaire si on l’applique en patine sur l’enduit frais. On copie ainsi les patines “éoliennes” qui se déposent naturellement au fil du temps.

 

DOSAGES DES MORTIERS TESTÉS  (Clic sur le tableau pour l’agrandir)

 

QUELQUES REPÈRES TECHNIQUES :

Les enduits fouettés sont très techniques si l’on souhaite appliquer le mortier avec le balais. Il faut équilibrer le gras et le cru …

LES AGRÉGATS ou LES CHARGES sont les matériaux (sables, pierre concassée, limons, terres) qui entrent dans la composition d’un mortier. Les agrégats sont collés entre eux par le liant, la chaux.

LE CRU et le GRAS : Pour s’appliquer facilement, le mortier de l’enduit fouetté doit être collant, donc gras. On sait qu’un mortier gras (contenant beaucoup de particules fines) préparé avec beaucoup d’eau, risque de fissurer en séchant. Pour éviter ces fissures on compense la charge trop grasse par une charge trop crue. On ajoute une part de sable fin (1mm) mais cru (sans poussière).

Cet équilibre entre la pâte grasse et le squelette cru est visible sur la photo.

Les grains enchassés se détachent sur le fond beige de la poudre de pierre.

Si vous ne parvenez pas à trouver un mortier qui colle assez pour s’appliquer au balais sans fissurer, il y a une autre solution beaucoup plus simple. Appliquez votre mortier de finition habituel et talochez le. Maintenant qu’il est sur le mur vous pouvez le fouetter pour lui donner l’empreinte recherchée.

 

5 – Matériaux utilisés

 

UN SABLE CRU 0/1 (plus gros grains = 1 mm)

Un sable cru contient peu de fines. On l’utilise dans un mortier d’enduit fouetté pour compenser l’utilisation de terres trop grasses ou de pierres concassées contenant trop de fines.

UNE CHARGE GRASSE

Dans notre formule c’est UNE PIERRE CONCASSÉE 0/4 (prononcer “zéro quatre”) dont les plus gros grains font 4 mm. (photo ci-dessus) Pour réaliser un enduit fouetté on passe tout au tamis pour retirer les grains supérieurs à 2 mm. On utilise les fines qui passent à travers le tamis N°10.

Nous utilisons le calcaire tendre concassé, facile à trouver dans certaines régions, pour la forte quantité de particules fines (poussières impalpables) qu’il apporte. Il nous évite la récolte de terres. Cet excès de poudre fine apporte au mortier de l’enduit fouetté la TEXTURE COLLANTE recherchée. Pour éviter la fissuration on associe cette charge trop grasse à un sable CRU .

 

Dosage 1 :

Mélange à sec (ci-dessus)

de 2 volumes de chaux aérienne + 2 V de sable cru + 4 V de calcaire concassé < 2mm.

Mélange assez liquide pour une application directe avec le balais.

 

 

 

 

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LA POUZZOLANE :

On trouve parfois une pouzzolane vendue pour une granulométrie de 0/2 (0/2 = grains compris entre 0 et 2mm)

Si la pouzzolane comporte des grains plus gros, on la passe au tamis N°10 pour retirer les grains supérieurs à 2 mm.

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LA CHAUX AÉRIENNE EN POUDRE :

La chaux aérienne est recommandée quand on utilise des charges fines.  Avec la pouzzolane, les terres cuites et les terres argileuses, la chaux aérienne produit une réaction chimique , la prise pouzzolanique, qui renforce les mortiers.

La chaux aérienne respecte mieux la teinte du sable et prend mieux la patine que les mortiers à base de chaux hydraulique.

La chaux hydraulique s’impose par contre si l’on a constaté la présence fréquente d’humidité. Dans tous les cas on devra chercher la cause de l’humidité et laisser sécher le mur avant de le ré-enduire.

Avec la chaux hydraulique le mortier devra être utilisé dans la journée.

ET LA CHAUX EN PÂTE ?

Si on remplace la chaux aérienne en poudre par le même volume de chaux en pâte, le mortier n’en sera que plus résistant.

 

6 – Préparation du mortier 

La consistance d’un enduit posé avec le balais doit-être très fluide. On doit mettre assez d’eau pour que le balais entre dans le mortier. S’il y a trop d’eau le mortier se dépose au fond et l’eau surnage.

Mortier de pouzzolane assez liquide pour être appliqué au balais.

Si le mortier est trop compact, on ajoute de l’eau pour pouvoir l’appliquer, mais le mortier est validé seulement s’il sèche sans fissurer. S’il fissure il faudra augmenter la proportion de sable cru et diminuer la proportion de charge fine. Le rapport liant / charge (chaux / sables) est souvent entre 1/2,5 et 1/3 volumes de charge.

 

7 – Application des enduits fouettés

Appliquer avec le balais

Les mélanges qui comportent une forte proportion de particules fines (terres argileuses / limon / poussière de pierre) sont plus collants et donc plus faciles à appliquer.

Ces mortiers gras se déposent en plus forte épaisseur et le balais laisse des empreintes plus nettes.

Nous avons cet effet avec le dosage 4 à base de sable et de terre argileuse.

Le dosage 1 à base de pierre calcaire concassée et de sable fin 0/1 donne une empreinte moins forte.

Dans un mortier on distingue la pâte composée de chaux et des particules fines, et les grains compris entre 1 et 2 mm. Quand on tape le balais sur le mur, les grains de 1 ou 2mm restent collés dans la pâte. Si les fines ne sont pas assez nombreuses la pâte ne parvient pas à coller les plus gros grains qui tombent.

Une solution plus simple :

Les mortiers composés à partir d’un sable de finition 0/2 sans ajout de fines ne collent pas assez. On ne peut pas les appliquer avec le balais. On compose alors un mortier de finition normal qu’on applique à la truelle et qu’on taloche avant de le fouetter pour laisser une empreinte. Cette solution apporte la sécurité d’appliquer un enduit que l’on connaît, sans ajout d’eau ni de fines, ce qui enlève le risque de micro fissures.

 

8 – Exemples de mortiers 

Le mortier doit-être équilibré, ni trop gras ni trop cru. On le prépare assez liquide pour pouvoir plonger le balais dans l’auge du maçon.

Si le mortier est trop liquide on ne parvient pas à laisser l’empreinte du balais.

Si le mélange n’est pas assez liquide on a du mal à plonger le balais dans le mortier et quand on le pose sur le mur il reste en paquets.

La bonne consistance dépend donc de l’équilibre entre les poussières fines collantes et les grains crus et de la quantité d’eau. Toujours tester à l’avance pour trouver la formule qui marchera.

 

MORTIER 1

 

Chaux + Pierre concassée + sable cru

Les 3 photos illustrent les variations d’aspect que l’on peut appliquer à un enduit fouetté.

< ci contre : L’enduit sec, techniquement correct mais clair, un peu fade.

Les vieux enduits fouettés que nous observons ne sont jamais aussi clairs. Ils ont souvent pris une patine couleur terre que nous souhaitons retrouver sans attendre 20 ans.

 

Ils sont aussi grisés par le lichen mais nous ne cherchons pas à copier cette altération.

< Le même enduit après application d’une patine à la terre.

 

Pour préparer une patine il y a 2 solutions.

Dans 3 litres d’eau au fond d’un seau, jeter 10 à 20 g de terres colorantes (mélange de terre de sienne naturelle, terre d’ombre, ocre jaune ou ocre rouge selon la teinte à copier) ou tout simplement une ou 2 poignées de terre locale.

On peut copier un enduit fouetté érodé en donnant un coup de balayette en coco pour casser la pointe de vaguelettes.

La patine passée avant reste dans les creux et les pointes cassées plus claires se détachent.

 

 

 

 

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MORTIER 2 Chaux + Pouzzolane

SOUBASSEMENT fouetté réalisé avec le mélange pouzzolane + chaux aérienne.

Ces mortiers tiennent bien à l’humidité sans bloquer l’eau dans le mur.

Soubassement fouetté. Pouzzolane et chaux aérienne

 

 

 

 

 

MORTIER 3 Chaux + Sable de mer

 

 

Cet enduit fouetté usé a 150 ans. On distingue encore un peu les gouttes de mortier qui ont coulé avant de se fixer.

C’est ce MODÈLE que nous avons cherché à copier.

Cet enduit fouetté est à base de sable de mer.

Les coulures témoignent d’une application plus liquide que les autres enduits fouettés.

 

Ces coulures ne sont pas un choix esthétique mais technique. Un enduit plus épais est immédiatement asséché, grillé par manque d’eau. L’eau est absorbée par le support en sable de mer banché.

On voit que cet enduit fouetté au sable de mer fin ne garde pas l’empreinte du balais.

Le balais dépose le mortier très liquide qui coule et se fige.

 

MORTIER 4 Sable gris du commerce et terre argileuse

A gauche : La terre argileuse associée à la chaux aérienne et au sable donne un mortier collant facile à appliquer. Le balais laisse des empreintes franches.

A droite : Pour blanchir cet enduit à base de terre argileuse nous l’avons poudré avec de la poussière de l’ancien enduit quand il était encore frais et collant .

L’aspect change radicalement. Cet exemple illustre les variations infinies possibles avec les enduits fouettés selon … le balais, le mode de pose, la composition plus ou moins collante du mortier, le geste de pose de l’empreinte, méthodique et appliqué ou franc et rapide et l’application ou non d’une patine.

Le poudrage n’est qu’une variante de plus. Certaines variations difficiles à maîtriser sur une façade entière sont tout à fait réalisables sur la hauteur d’un soubassement. De façon générale, le soubassement d’une façade est l’occasion de tester une technique avant de se lancer à l’échelle d’une façade sur un autre chantier.

 

9 – Exemples d’ applications

Le geste peut varier selon l’aspect de finition recherché et selon le mélange utilisé.

Vidéo 1

240 Ko au format .mp4

(je m’excuse pour la très mauvaise qualité de la vidéo,  mais vous voyez au moins le geste de pose d’un mortier très liquide)

Un mortier collant permet des empreintes plus fortes. On le pose d’un coup avec le balais. Si besoin on peut le lisser avec la truelle avant de taper à nouveau sur le mortier posé pour régulariser l’aspect de surface.

Vidéo 2

1 Mo au format .mp4

Dans cet exemple, l’artisan souhaitait une orientation régulière des empreintes.

Le balais de genets forme un fagot avec lequel il prend du mortier dans sa brouette, le pose et le fouette immédiatement.

 

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Vidéo 3 : 1,5 Mo au format .mp4

Ici, Philippe Golcberg spécialisé dans cette technique, fouette un enduit de finition frais qu’il vient de talocher. Cet enduit fouetté peut-être patiné avec une terre prélevée à proximité.

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Ci-dessous, à St Guilhem, une patine à la terre jaune apporte à l’enduit gris la couleur qui lui manquait.

On arrive à la fin de cet article. Il était un peu long pour bien illustrer chaque étape,

mais si vous souhaitez des précisions

n’hésitez pas à laisser un message … MERCI

 

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6 réflexions sur “Les enduits fouettés au balais”

  1. bonsoir
    j’ai un petit mur à l’intérieur de ma maison en pierres, je voudrais refaire les joints entre les pierres pour le consolider
    pourriez-vous me donner la bonne recette de mortier (sable et chaux)
    dois-je prendre de la chaux NHL 3,5 ou 5,
    j’ai 2 m carré à faire.
    a savoir que tout ce pansement sera caché par un placo.
    c’est seulement un enduit de rejointoiement que je veux,
    merci d’avance, sylvie

  2. la video N°3 ne s’affiche pas …..

    je me souviens de vos cours à l’EEAM à Rabastens — pour vous rappeler
    de ma bobine : 5eme photo en descendant

    c’est toujours un plaisir que de parcourir votre site …. cordialement et

    salve ….

    barthez fr

  3. Mathieu Dos Santos

    Super article (sens du détail peu commun) et finition magnifique. Il ne me semble pas voir beaucoup de finitions comme celles-ci en région toulousaine, mais de voir ce rendu m’a vraiment donné l’envie de m’y essayer. Merci beaucoup…
    Que pensez vous du ruissellement des eaux sur les façades exposées avec de telles finitions ?

    1. On dit parfois que la texture des enduits fouettés freine l’écoulement de la pluie d’où une érosion moindre. Je ne sais pas si c’est vrai mais de fait j’en ai vu encore en place qui dataient de la fin du XVIIIeme. Ils ont donc 220 ans.

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